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Cinquième semaine de paralysie de certaines écoles publiques

Cinq semaines après la grève lancée par les enseignants des écoles publiques, le fonctionnement de certaines d’entre elles notamment dans les villes de province est toujours paralysé. À Jérémie, aux Gonaïves ou à Jacmel, plusieurs centaines d’élèves étaient descendus, lundi 14 septembre, dans les rues, pour réclamer la présence des enseignants qui reçoivent régulièrement leurs salaires dans les salles de classe.

 

Après que les syndicats d’enseignants : UNNOH, CNEH, REEH, GIEL, LINEH ont rejeté la main tendue par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) pour négocier afin de faciliter la poursuite de l’année académique à moins d’un mois des examens officiels, les écoles publiques peinent à reprendre le fonctionnement normal. Sur les 240 lycées du pays, certains sont complètement paralysés, dans d’autres, les élèves ont pu subir leur tout deuxième examen de l’année.

À Jérémie, des lycéens sont dans les rues, les écoles privées ferment leurs portes

Pour la deuxième journée consécutive, ce mardi 15 septembre, les lycéens ont gagné les rues dans la ville de Jérémie pour exiger du MENFP la présence des enseignants dans les salles de classe. Les protestataires, qui ont lancé des propos hostiles aux autorités, menacent de perturber le fonctionnement des écoles non publiques jusqu’à ce que l’État trouve un terrain d’entente avec les enseignants grévistes. Une psychose de peur s’est installée chez les parents et les responsables d’écoles. Ce mardi, les rares établissements privés qui ont ouvert leurs portes ont renvoyé les élèves plus tôt que prévu.

Mirebalaisdes enseignants manquent toujours à l’appel

Un mois  après la réouverture des classes, les enseignants des écoles publiques manquent toujours à l’appel dans le département du Centre. À Mirebalais, la situation est catastrophique. Depuis la réouverture, les enseignants n’ont jamais repris leurs cours dans les écoles publiques. Le constat n’est pas différent dans plusieurs communes du département. À Hinche, certaines écoles publiques ont déjà ont fermé leurs portes en raison de l’absence constante des enseignants.

Sud-est, les enseignants ont tenté de verrouiller la direction départementale  

Les syndicats d’enseignants ont entamé un mouvement de protestation à Marigot, à Bainet et à Jacmel, lundi 14 septembre, et ont tenté au passage de troubler le fonctionnement de la direction départementale de l’Éducation en verrouillant les portes de celle-ci pour exiger de l’État la satisfaction de leurs revendications. La police a usé de gaz lacrymogène pour stopper ce mouvement. Toutefois, ce mardi, les élèves ont pu se présenter dans leurs établissements scolaires sans difficulté. La majorité des écoles privées et congréganistes a fonctionné normalement. Cependant, un nombre important d’écoles publiques n’arrivent toujours pas à rouvrir leur premier et deuxième cycle fondamental.

À Saint-Marc, les enseignants menacent de regagner les rues

Après une journée de manifestations, le lundi 14 septembre, les activités scolaires ont repris sans trop de difficulté ce mardi 15 septembre dans plusieurs écoles privées de la ville. Mais celles du réseau public sont toujours paralysées à cause de l’absence des enseignants grévistes. Les lycées du Bicentenaire et Sténio Vincent ont pu boucler les examens du deuxième contrôle la semaine dernière. Mais la dernière ligne droite avant les examens officiels s’annonce difficile.

À Léogâne, les examens du 2e contrôle ont finalement eu lieu

Au lycée Anacaona de Léogâne, le deuxième contrôle qui devait avoir lieu depuis mars se déroule enfin à présent. Troublés par le mouvement des élèves et des enseignants depuis quelques semaines, ces examens se tiennent grâce à un calme apparent observé depuis la semaine dernière. Si certains enseignants grévistes se montrent flexibles, d’autres tiennent mordicus. D’un autre côté, les écoles privées, quelquefois troublées par les élèves du lycée Anacaona au début de la reprise des activités, avancent maintenant sans heurts vers la fin de l’année scolaire.

Dans le Nord, un lycée souillé de matières fécales

Dans le Nord, les écoles publiques ne chôment pas et fonctionnent à plein temps malgré l’absence de certains enseignants. La manifestation organisée par des élèves et enseignants lundi dernier dans les rues de la deuxième ville du pays n’a pas vraiment paralysé leur fonctionnement. Par ailleurs, des individus non identifiés ont badigeonné de matières fécales, en début de semaine, la face extérieure de plusieurs établissements scolaires publics, dont le lycée Philippe Guerrier. Cet incident n’a pas cependant affecté leur fonctionnement.

À Miragoâne, parfois la moitié des enseignants viennent
Les enseignants protestataires ont tenu le lundi 14 septembre un sit-in pour continuer d’exiger la satisfaction de leurs revendications. Cependant, en dépit de l’annonce de la poursuite de la grève des enseignants faite par les représentants de la plateforme syndicale dans le département des Nippes, les établissements scolaires publics et privés continuent de fonctionner à Miragoâne. Au lycée Jacques Prévert et celui des Jeunes filles, les écoliers sont nombreux à se rendre en classe quotidiennement même si parfois des enseignants sont absents.

Gonaïves : calme apparent après la violente manifestation des élèves

Dans la cité de l’indépendance, les activités scolaires se sont déroulées dans un calme apparent, ce mardi, après les violences qui ont émaillé la manifestation improvisée des élèves du lycée Jean-Robert Cius. Les écoles publiques ont fonctionné tant bien que mal. La circulation ainsi que les activités commerciales n’ont pas été perturbés.

Depuis la reprise des activités scolaires, aux Gonaïves, les élèves ne cessent de se plaindre de l’absence des professeurs dans les salles de classe. Surtout ceux qui vont subir les épreuves d’État. À plusieurs reprises, ils ont manifesté dans les rues pour contraindre les autorités à accomplir leurs devoirs. Sur leur parcours, les protestataires ne ratent jamais l’occasion de perturber le bon fonctionnement de plusieurs écoles.

Affrontements entre lycéens et collégiens 

Lundi dans la matinée, suite à une tentative des élèves du lycée Jean-Robert Cius de relâcher le Lycée Fabre Nicolas Geffrard, des heurts ont surgi. Sous les yeux des forces de l’ordre, en face du palais de justice, ces lycéens se sont affrontés comme deux groupes rivaux. Les pierres fusent de part et d’autre. Une vive panique s’en est suivie dans cette aire très fréquentée.

Après cet incident malheureux, les protestataires s’en sont violemment pris à d’autres établissements scolaires qui n’auraient pas voulu céder à leurs pressions. Avec la même verve, certains collégiens n’ont pas hésité à réagir… À l’instar des militants politiques, ils ont érigé des barricades sur la voie publique pour exprimer leurs frustrations. Pas moins d’une dizaine d’élèves en sont sortis blessés de cette journée de tension.

Les lycéens n’entendent pas lâcher prise. Ils menacent d’intensifier leur mouvement, dans les prochains jours, si les autorités concernées ne satisfont pas à leurs revendications. « L’éducation est la clé du succès. Il nous faut des professeurs. Nous n’accepterons jamais de perdre l’année scolaire », ont-ils déclaré.

Les enseignants tiennent mordicus 

Certains syndicalistes interrogés renouvellent leur volonté de maintenir leur mouvement de grève illimitée. Dans une interview à la presse, le professeur Jean-Lubin Paul encourage ses collègues à rester mobilisés jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. « Les autorités négligent l’éducation parce qu’elles savent pertinemment bien que l’ignorance est une source d’exploitation », s’est indigné M. Paul. Ce militant anti-Jovenel Moïse s’est convaincu que l’heure de réformer le système éducatif a sonné.

En raison des scènes de violences répétées, de nombreux parents se sont montrés inquiets des résultats de cette année académique. Ils appellent le ministère de l’Éducation nationale à redoubler d’efforts dans l’idée de trouver une entente avec les syndicats d’enseignants qui réclament de meilleures conditions de travail.

Source : https://lenouvelliste.com/article/221004/cinquieme-semaine-de-paralysie-de-certaines-ecoles-publiques

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