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La frontière Malpasse – Jimaní bloquée par les haïtiens depuis 8 jours

Jeudi 8 août 2019, le passage frontalier Malpasse / Jimaní était toujours bloqué à la circulation par des camions des chauffeurs du syndicat de transport haïtiano-dominicain (Syn-trans-haïdo) de Fond Parisien, qui empêchent l’entrée sur le territoire haïtien de tous les véhicules dominicains depuis le 1er août .

Les chauffeurs protestent contre le non respect d’une promesse des autorités dominicaines, concernant la libération d’Orile Cénat, un chauffeur haïtien, arrêté en avril 2019 suite à un accident de circulation impliquant le véhicule qu’il conduisait en République dominicaine et un autre véhicule où plusieurs citoyens dominicains ont trouvé la mort.

Dans les faits, ce retard de libération a été causé par l’impossibilité du chauffeur haïtien (non solvable) de signer pour sa libération, un protocole d’engagement visant à indemniser les victimes comme prévu dans la loi dominicaine dans les cas d’accidents.

Informé de la cause de cette non libération, Jean Willio Siméon, Secrétaire général de « Syns-Trans-Haido », a déclaré que des pourparlers ont été engagés entre le syndicat des transporteurs haïtiens, la compagnie d’assurance et les autorités dominicaines. Ces pourparler ont permis au syndicat d’aboutir à une réduction de 10% sur la somme de 200,000 pesos exigée par la compagnie d’assurance dominicaine.

Les responsables du Syndicat ont annoncé avoir remis, le 7 août 2019, 160,000 pesos aux autorités dominicaines contre la libération de Jean Orile Cénat, détenu en prison préventive en République dominicaine depuis le 26 avril 2019. Affirmant que les activités routières ne reprendront à Malpasse / Jimani qu’après la libération de Jean Orile Cénat et son retour en Haïti.

Notez que la douane haïtienne de Malpasse n’a pas fonctionné, tandis que du côté de Jimani en République Dominicaine, le marché frontalier binationale hebdomadaire (lundi et vendredi) a fonctionné normalement, toutefois, les petits commerçants provenant d’Haïti ont du faire la traversée à pied pour s’approvisionner.

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